Uvita en 5 jours: entre plage, cascades et parc Manuel Antonio

Après notre arrivée au Costa Rica, nous nous sommes dès le lendemain dirigés vers Uvita. En effet, une autre famille voyageuse (La Famille Elephant) nous y attends!

Jour 1: de San José à Uvita

La route entre San José et Uvita

Nous prenons donc la route, on mettra 5h pour rejoindre Uvita depuis Alajuela. Je m’attendais à de la route un peu galère, avec des trous par exemple… Que Nenni! C’est bien goudronné, sans trous ou presque.

En sortant de la grande ville, on ressent un air de Polynésie avec les à côtés en terre, quelques fils électriques qui traversent les routes (en l’air hein, pas au sol!!), les petites maisons sans prétention mais propres, le soleil, la verdure, la chaleur…

Nous passons par « l’autoroute » puis des routes plus petites, tout aussi bien entretenues. Nous roulons à max 80km/h (et la plupart du temps à 60km/h), on roule doucement au Costa Rica, et c’est tout aussi bien!

Arrivée au logement

Nous arrivons ainsi à la maison qui sera notre camp de base pour les 5 prochaines nuits. Julie (Maman Elephant), Van-Nam (Papa Elephant) et Salomé (fille Elephant de 8 ans) sont déjà là. Nous découvrons l’Airbnb qu’ils ont réservé pour nous 6: une magnifique maison avec piscine, belle cuisine, barbecue, coin salon avec des canapés juste bons pour se vautrer dedans. Les chambres et salles de bains sont tout aussi classes…

On va être bien ici, moi je vous le dis! Quelle belle entrée en matière pour découvrir le Costa Rica!

Les enfants passeront leur soirée à jouer dans la piscine, et les adultes à papoter… Comme toutes bonnes familles de voyageurs qui se rencontrent!

Jour 2: Repos!

Aujourd’hui, on profite. Nous allons faire les courses au supermarché du coin, Van-Nam nous concocte de bons petits plats, on profite de la piscine… Raphaël va d’ailleurs attraper un bon coup de soleil, notre vigilance ayant baissé: ça fait longtemps que nous n’avons pas eu l’occasion d’être si longtemps au soleil! Mais quel plaisir de jouer toute la journée dans la piscine avec Salomé…

On fait aussi des activités plus « terre à terre »: finalisation de notre itinéraire avec les conseils de Julie et Van-Nam, calcul du budget en conséquence, école.

Pour le moment, la vie est douce au Costa Rica!

Jour 3: cascades de Nauyaca

Nous partons d’Uvita après l’école, en fin de matinée, pour faire notre première rando costaricienne. Nous allons voir les cascades de Nauyaca, à 30min d’Uvita, juste nous 3.

Le premier arrêt sera à l’Office afin d’acheter nos entrées. Lavage de mains, prise de température (en plus du masque, bien sûr), ça aussi ça faisait longtemps! Depuis le Pérou en fait, aux Etats Unis, pas l’ombre d’un thermomètre.

Se garer aux cascades de Nauyaca

La petite dame nous explique: il y a un parking plus bas qui permet de nous rapprocher un peu plus des cascades. On gagne quand même 2km de marche, donc on valide le parking plus bas, car ensuite il en reste 4 à faire (aller uniquement!). Attention il n’est accessible qu’en 4×4

En effet, en commençant la descente, on comprend la nécessite d’une d’avoir un 4×4 et de 2 d’aller se garer au parking plus bas! La pente est raide, voir très raide par endroit, et cela sur 2km. On ne se voyait vraiment pas remonter cette pente à la fin de la journée, avec la chaleur et 8 autres km dans les pattes!

Nous arrivons donc au parking, bien aménagé. Il y a même des sanitaires. Et nous commençons notre marche!

La randonnée des cascades de Nauyaca

Le chemin est vraiment bien aménagé, facile d’accès. Mais la chaleur et le dénivelé ne le rendent pas accessible à tout le monde… C’est d’ailleurs pour cela qu’il est possible de réserver un tour où c’est une sorte de pick up qui vous emmène jusqu’aux cascades.

Mon pauvre petit coeur fragile (hum hum) a souffert sur ces 4km de grimpette en pleine chaleur… Mais heureusement la plupart du chemin est à l’ombre des arbres.

Au bout d’1h-1h30 de marche, nous arrivons enfin au but!

La première cascade

Il y a en fait 2 cascades. La première, celle à droite, est la plus haute. Elle mesure 45m, mais il n’est pas possible de s’y baigner (ou difficilement).

C’est de toute évidence LE lieu privilégié par toutes les midinettes et bodybuilders qui veulent faire leur prochaine photo d’Instagramm… Vous voyez le genre.

Le lieu est vraiment beau, et mérite toute la marche précédente. On y mange nos sandwichs, et on en profite pour lancer le drone. L’avantage au Costa Rica, c’est que finalement il y a peu d’endroits où le drone est interdit. On verra sur la suite du voyage, mais normalement on devrait pouvoir faire de jolies prises de vues.

La seconde cascade

Une fois repus et reposés, demi tour pour nous diriger vers la seconde. C’est en fait la suite de la première. Elle fait 20m de haut, mais contrairement à la première, on peut s’y baigner car elle tombe dans un bassin.

Il ne nous faudra pas longtemps pour qu’on se plonge dedans! L’eau est bonne, elle nous rafraîchit juste comme il faut. Même Steph a fait trempette, et ça c’est pas souvent!!

Raphaël a pris peur lorsqu’il a vu un très gros poisson sous lui (« il faisait au moins ma taille Maman!) mais nous avons tout de même vraiment apprécié nous y baigner.

La faune rencontrée

Sur cette balade, nous n’avons pas rencontré énormément d’animaux. Le Costa Rica est reconnu pour sa faune variée. Mais ici, nous l’avons surtout entendue: grillons qui doivent être énormes vu le bruits qu’ils font, oiseaux, singes… Nous avons malgré tout rencontré de petites bêtes sympathiques!

Nous rentrons bien calmés à Uvita mais enchantés de cette première journée de balade au Costa Rica.

Jour 4: la Playa Colonia d’Uvita

Normalement, pour aller à la plage, il faut payer 6$ par personne. Trouvant ça franchement abusé pour une plage qui n’est pas plus entretenue que ça et sans commodité, Van-Nam nous a trouvé la solution: passer de côté, il n’y a pas de clôture…

Bodyboard et surf

Nous nous arrêtons d’abord pour louer un surf pour Salomé et Julie. Nous en profitons pour louer un bodyboard pour Raphaël. 3000 colons (soit à peine plus de 4€) la journée, pourquoi se priver!

Le propriétaire de la location nous explique par où passer: il suffit de tourner à gauche à une parabole transformée en gros panneau rouge (impossible de la louper), continuer un peu sur la route et passer ensuite entre les arbres pour atteindre la plage.
C’est vraiment facile à trouver, et on voit que beaucoup empreinte ce chemin: il y a même des chemins qui se sont créé à force que les gens passent par là!

Sous le soleil… d’Uvita

Nous nous trouvons un petit coin où nous poser sous les arbres. Effectivement, la plage n’est pas entretenue en soi: il y a des branches d’arbres au sol, des noix de coco… Mais ce n’est pas sale du tout, pas de déchets ou autres. C’est donc tout à fait agréable.

Le cadre est vraiment magnifique. Cocotiers, sable foncé (ni noir, ni blanc, foncé quoi! Et d’ailleurs il brûle les pieds!), vagues, bruits des oiseaux et des singes hurleurs au loin… Stéphane va s’éclater avec le drone, à faire toutes sortes de prises.

Une zone à 2km à notre droite est originale: le banc de sable donne un dessin de queue de baleine. Steph va donc aller lancer le drone là bas pour immortaliser ça (et se faire une balade le long de l’eau de plus d’une heure en plein soleil… J’étais pas tranquille, j’avoue!).

Nous passons une bonne partie de la journée dans ce cadre idyllique. Nous y mangeons notre pique nique, Van-Nam et Raphaël nous ouvrent une noix de coco, Raphael s’éclate au bodyboard… Encore une fois, il y a comme un air de Polynésie ici!

Je rentre un peu plus tôt que les autres avec Raphaël: il commence à sérieusement souffrir du soleil, lui qui avait déjà pris cher il y a deux jours. Ses épaules (qui le font encore souffrir) sont bien protégées par son t-shirt anti-uv, mais je vois ses joues recommencer à rougir malgré les bonnes couches de crème solaire. Les yeux commencent aussi à lui piquer, certainement le mélange de sel, de soleil et de crème solaire… Nous nous posons donc gentiment à la maison en attendant que les autres rentrent.

Jour 5: le parc Manuel Antonio

Ce matin, c’est réveil à l’aube (5:30!), nous allons au parc national Manuel Antonio. Or, il est fortement conseillé d’y arriver dès l’ouverture, à 7h. Ayant une heure de route pour y arriver depuis Uvita, pas le choix, il faut se lever tôt.

C’est ainsi que nous partons avec la famille Elephant, après un arrêt dans une boulangerie pour acheter le petit déjeuner qui sera mangé dans la voiture. La route est agréable, toujours en bon état.

Se garer au parc Manuel Antonio

Lorsque nous arrivons sur place, ce que j’avais lu se confirme. Des rabatteurs se mettent en travers de la route pour nous indiquer leur parking. Or il ne faut pas de garer là: c’est plus cher, et plus loin du parc.
On évite les 2 premiers, mais le 3e se met en travers du chemin… Mais après un rapide « Non, le parking est plus loin », il nous laisse passer avec un « ok… ». Ils sont vraiment pas insistants, tant mieux!

Nous continuons donc, et finissons par tomber sur un gars en chemise qui a bien l’air d’être celle du parc. Il nous demande si on a nos tickets (on les a réservés la veille), nous montre l’entrée du parc un peu plus loin, et nous montre le parking. Banco, ça a l’air d’être l’officiel.

Il coûte 3000 colons (4€), c’est pas cher pour un parking surveillé. Quand nous rejoignons Van-Nam, il nous dit qu’il a trouvé une place près de la plage. Nous ne sommes pas allés voir, donc je ne peux pas trop en parler.

Les règles au parc Manuel Antonio

Nous arrivons à l’entrée du parc, un surveillant nous explique les règles: pas de nourriture, pas de bouteilles d’eau en plastique (gourdes acceptées), pas de sac plastique… Et en même temps, nous voyons un panneau indiquant pas de drone. Oups, Stéphane l’a dans son sac.

A la fouille des sacs, nous leur montrons directement, il nous demande logiquement de le sortir. Mais après juste une petite discussion (hors de question de laisser le drone dans la voiture!!), il accepte qu’on le garde dans le sac mais nous met en garde: si on le lance, ce sera confisqué. Pas de problème, on a toujours volé dans les règles, si c’est interdit on ne le sortira pas.

C’est ainsi qu’on arrive à la dernière étape, présentation des billets et nous entrons.

La visite du parc

Nous avons décidé de ne pas prendre de guide (si jamais, il y en a beaucoup à l’entrée). En effet, j’ai lu un peu partout que ce n’est pas nécessaire, qu’on voit beaucoup d’animaux sans.

Le début a bien commencé, nous tombons directement sur des singes capucins.

Mais assez vite, notre balade sur les pontons en bois est bien vide d’animaux… Il fait chaud, lourd, humide, même à 9h du matin. La balade est sympa dans la forêt mais bon… Van-Nam nous trouve un petit animal, mi écureuil mi castor malgré tout, qui s’appelle l’agouti. Malheureusement impossible de le prendre en photo, trop sombre et trop de feuilles entre nous.

Nous accédons rapidement à une belle plage, où nous observons des bernard l’ermite ainsi que des iguanes.

Nous nous posons à une autre plage, histoire de se rafraîchir. Le cadre est magnifique.

En ressortant de la plage, nous tombons sur une autre famille de voyageurs français, les « 8 pieds sur terre ». Nous savions qu’ils étaient dans le parc, mais nous sommes heureux de les croiser. Ils ont une guide, et apparemment ont vu bien plus d’animaux que nous. Ils nous donnent l’endroit où ils ont vu des paresseux (mais à la longue vue, ça va être difficile pour nous!) et on se donne rendez vous à une autre plage pour plus tard.

Au même endroit, des capucins, dont des femelles avec leur bébé se baladent.

C’est ainsi que nous continuons notre tour, en allant un peu plus loin à l’endroit indiqué pour les paresseux. C’est difficile, mais on finit par tomber sur un groupe avec un guide qui observe un arbre avec insistance… Et oui, il est là, tout endormi. Une grosse boule de poil dans un arbre, vraiment pas simple à voir! Mais les guides sont sympas, ils nous laissent jeter un oeil dans leur longue vue.

Puis, on continue, on croise des singes hurleurs, un nouveau paresseux (encore une fois merci au guide et à sa longue vue…). Et enfin, en marchant sur les passerelles, des petits singes roux (des ouistitis?) se chamaillent. Ils sont vraiment drôles à observer!

C’est ainsi que nous finissons notre balade dans le parc Manuel Antonio. Au final, nous y avons été de 7h à 12h. Pour les futurs voyageurs, je dirais que le guide n’est pas obligatoire certes, mais quand même vraiment utile. Si c’est le seul parc que vous faites, prenez en un!!
Nous, nous en ferons d’autres, dont avec des guides. Donc pas de regrets!

La Playa Biesanz

Après une bonne pizza et hamburger au restaurant El Wagon (où d’autres petits singes roux viennent faire leurs accrobaties), nous allons à la plage Biesanz, notre point de rendez vous avec les 8 pieds sur Terre. En descendant le chemin qui y mène, nous tombons sur des singes hurleurs.

La plage est chouette, bien qu’il y ai plus de monde que d’habitude. Gros avantage: une belle zone d’ombre pour nous protéger du soleil qui tape fort!

Nous passons ici une bonne partie de l’après midi, entre baignade, châteaux de sable et discussions de voyageurs. Stéphane a pu également lancer le drone, il ne faudra pas louper la vidéo bilan pour voir les belles images!

Et voilà, notre séjour à Uvita se termine. Demain, nous prenons la direction de la montagne à San Gerardo de Dota. A bientôt!

Budget pour 5 jours à Uvita

Logement en Airbnb (partagé en 2 familles): 340€ les 5 nuits

Entrées cascades de Nauyaca: 19700 colons – 27€ pour 3
Location de bodyboard: 3000 colons – 4€ la journée
Entrées au parc Manuel Antonio: 25 748 colons – 35€ pour 3

Boulangerie pour le petit déjeuner: 2650 colons – 3,5€ pour 3

Parking Manuel Antonio: 3000 colons – 4€ sans durée limite
Parking plage Biesanz: 2000 colons – 2,7€

Restaurant El Wagon: 29 846 colons – 40€ pour 3
Courses pour 5 jours: 90€

5 commentaires

  1. Formidable blog . Super précis beaucoup d’informations , superbes photos . Cest très agréable à lire , on a l’impression de faire le voyage . Je garde tout ceci précieusement pour notre voyage au CR . Merci de prendre tout ce temps !

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