Chimborazo: 2 jours aux pieds du géant

Nous sommes partis de Cuenca en bus direction Riobamba. Après 6:00 de route, nous voilà enfin arrivés dans la ville la plus proche du Chimborazo.

Le Chimborazo est un volcan massif, il est d’ailleurs considéré comme le plus massif du monde.
Avec ses 6260m, on pourrait croire qu’il est moins haut que l’Everest. Mais en fait, la terre n’étant pas parfaitement ronde, et le Chimborazo se trouvant proche de l’équateur, il est en fait le point le plus proche du soleil (ou le plus éloigné du centre de la terre, suivant comment on voit la chose).
Je vous invite à lire sa page Wikipedia, c’est intéressant!

La Casa Condor

Une fois arrivés à Riobamba, notre hôte pour 2 nuits, Miguel, vient nous chercher. Il nous emmène dans son refuge, la casa Condor. Ce refuge est communautaire, c’est à dire qu’il appartient à toute une communauté.

Nous arrivons donc dans ce lieu, perdu en pleine nature, entouré de moutons, de lamas, de chiens de bergers, de vaches et de cochons, tout cela au pied du Chimborazo.

C’est sommaire, comme un refuge dans nos Alpes quoi. Mais c’est naturel, proche de la nature, des gens. Les nuits sont fraîches, mais nous avons des couvertures qui tiennent bien chaud.
Les repas qui nous ont été servis durant tout le séjour étaient excellents!
On aime!!

Balade à cheval au pied du volcan

Après une bonne nuit au fond de nos lits douillets, nous sommes partis pour une balade presque 4:00 à cheval. Le temps est magnifique, nous n’aurions pas pu espérer mieux!
J’avais très envie de cette sortie, étant proche des animaux, j’aime ce contact avec le cheval. Je n’avais qu’une peur: que les chevaux ne soient pas en bonne santé… Hors de question pour moi de monter un cheval rachitique ou en fin de vie!

Lorsque je les aient vu arriver, j’ai de suite été rassurée. 3 magnifiques chevaux, en pleine forme, bien entretenus, nous ont été présentés.
Le propriétaire a parfaitement choisi les chevaux par rapport à nos gabarits: le plus grand et le plus large pour Stéphane, le plus petit et étroit (une jument) pour Raphaël, et pour moi un cheval de gabarit plutôt classique.

Nous voilà partis avec nos guides pour la balade, eux à pied et nous à cheval. Je trouvais ça étrange, de les voir marcher à côté des chevaux, voir même gênant. Mais au fur et à mesure de la balade, ma gêne a disparu: pour eux marcher à cette altitude est une balade de santé. Pour nous, ce serait vouloir mourir avant l’heure…
Je me suis également un peu inquiétée au départ concernant le chemin emprunté: nous avons commencé par longer la route. Mais rapidement, nous sommes partis à l’intérieur des terres. Nous avons pu observer les vigognes (qui nous observaient tout autant), ainsi que le paysage magnifique.

Les chevaux étaient parfaits. Ayant un petit peu fait d’équitation plus jeune (mais vraiment juste un peu), mon guide m’a laissé diriger mon cheval seule. A peine une petite tension exercée sur les rênes le voilà qui prend la direction que je lui indique… Un vrai bonheur.

Nous passons à côté du ranch du propriétaire des chevaux: les autres chevaux font la fête aux nôtres! Nous voyons le terrain dans lequel ils évoluent, il s’étend à perte de vue… Peu de chevaux en France peuvent profiter d’un tel terrain!

Au retour, nous passons une partie difficile: la pente est raide, et les chevaux doivent zigzaguer entre les touffes d’herbes hautes. Le cheval de Stéphane va d’ailleurs glisser, faisant chuter son cavalier… Il n’aura aucun mal, heureusement (ni le cavalier ni le cheval). Mais à cet endroit j’ai compris l’importance d’avoir nos guides: les chevaux avaient vraiment besoin d’être guidés par quelqu’un au sol au milieu de ce labyrinthe.

Nous rentrons, éreintés (et oui, faire du cheval, ce n’est pas que être assis dessus, ça fait travailler beaucoup de muscles !) mais heureux de cette belle matinée.

Le refuge du Chimborazo

L’après midi, nous avions prévu d’aller aux refuges qui sont au pied du volcan. Malheureusement, nous devons reporter au lendemain: c’est un jour férié en Equateur, il y a énormément de monde. A cause du Covid, ils doivent limiter le nombre d’entrées.

Ce n’est pas très grave, nous profitons de notre après midi pour nous reposer et parler de la suite du voyage. Le lendemain matin, nous y retournons à la première heure.

Nous montons d’abord en voiture jusqu’au premier refuge, qui se trouve à 4850m. On sent bien l’altitude déjà…
Miguel veut nous emmener au refuge plus haut, qui est en fait le camp de base de ceux qui veulent tenter l’ascension. Nous grimpons, passons devant un monument dédié à l’équipe française qui est venue étudier le volcan. Le coeur cogne fort!

Au bout d’un moment, Raphaël donne des signes de fatigue. Il a du mal à respirer. Je redescend avec lui jusqu’au monument, pendant que Stéphane continue jusqu’au refuge, puis à la lagune d’au dessus (qui est à sec en ce moment).
Ils sont montés jusqu’à 5100m, bien joué!! Miguel lui a dit qu’il est près pour l’ascension!

Une fois nos deux alpinistes revenus, nous retournons à la voiture, et Miguel nous ramène à Riobamba. Nous prenons la route pour Banos, après avoir chaleureusement remercié Miguel pour ces deux belles journées.

Informations pratiques:

Logement: pour réserver à la Casa Condor, il faut contacter Miguel par Whatsapp: +593 99 557 5517. Vous verrez il est adorable 🙂
Il parle espagnol, mais également un peu anglais (même s’il n’ose pas au premier abord, son anglais est tout à fait compréhensible!).
Prévoyez de prendre votre douche avant le séjour, l’eau est très froide!

Budget:

Bus Cuenca -> Riobamba: 8$/personne

Sortie à cheval: 40$/cheval + 40$ le guide + 20$ si vous avez besoin d’une autre personne pour sécuriser le cheval. Pour nous, il a fallu un guide et une autre personne (Miguel étant avec nous pour sécuriser le 3e cheval). C’est un budget, mais on n’a pas de regrets.

Logement: 15$/personne/nuit (petit déjeuner compris)

Repas à la Casa Condor: 5$/personne/repas

7 commentaires

  1. Trop bien , vous nous faites voyager…et rêver….nous qui sommes confinés !
    En plus ça me rappelle des souvenirs…j’avais fait un voyage en Equateur avec  » nouvelles frontières » il y a 25 ans…avec l’objectif de gravir 3 volcans…Cotopaxi (non fait à cause du mauvais temps) , le Tunghurua (plus sure du nom…, ce fut mon 1er « 5000m » et enfin le Chimborazo….j’ai atteint les 6200m l’antécime….presque le sommet…donc je me rappelle bien de la nuit très courte dans le refuge whippet à 5000m !).

  2. A notre tour, nous venons de passer 2 nuits à la Casa Condor (merci pour le bon plan !). Nous avons eu moins beau temps que vous, mais nous sommes quand même montés au refuge avec + de brouillard et + de neige. A noter que Miguel n’est pas venu nous récupérer à Riobamba (le taxi coute 15$) et que la montée au refuge avec Miguel ou le retour avec lui sur Riobamba est payant.

    1. Ah oui bien sûr, sa prestation de chauffeur ou de guide est payante. Je vais vérifier si je l’ai mis dans le budget en bas de l’article ou pas.

      Avez vous passé un bon séjour là bas?

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