Quilotoa: la rando de la mort

Après l’Amazonie, nous avons décidé de nous poser 2 nuits à Banos, afin que Raphaël puisse récupérer de sa tourista. Nous avons logé à l’hostal Llanovientos, qui nous a été conseillé par Juan, notre hôte en Amazonie. L’hôtel a été parfait, nous avons pu nous reposer tranquillement, sans bruit de coq ou de chiens…
Après cette pause bien méritée, nous avons pris le bus direction Latacunga, ville la plus proche du Quilotoa, un volcan qui abrite une lagune. Ensuite, nous prendrons un taxi pour rejoindre notre hôtel.

Le bus de la colère

Le trajet a parfaitement bien commencé. Nous nous installons dans le bus (compagnie Amazonas), plutôt confortable. Il part, nous remarquons que le chauffeur y va franco sur l’accélérateur… Rouler à 80 km/h (la vitesse est affichée dans tous les bus) en pleine ville, avec un bus en plus, c’est costaud.

A un moment, le second chauffeur (il y en a toujours deux, un au volant, et un qui circule dans les allées pour vérifier les tickets et faire payer ceux qui sont entrés dans le bus en cours de route) fait passer un formulaire à remplir. La personne devant moi remplit le formulaire, et me le passe.
C’est bien la première fois que nous devons donner nos noms et n° de passeports! Mais bon, pourquoi pas. Je remplit le papier, et me retourne pour le passer derrière.
Mais voilà le second chauffeur qui arrive, et me prend le formulaire. Sur le coup, je trouve ça bizarre que ceux derrière nous ne le remplisse pas, mais je me dit que ça doit être juste de la paperasse qui ne sert pas à grand chose.

Puis, plus tard dans le trajet, Stéphane me regarde paniqué: « le gars de derrière a vidé le sac!! ». Il venait de voir qu’il avait glissé sous son siège. En le prenant, il le sent vide… Après vérification, il ne l’a pas vidé complètement: il manque le drone. L’Ipad est là, mon osmo pocket aussi. Mais plus de drone.
Et évidemment, le gars en question est sortit à l’arrêt précédent. Colère, frustration, tristesse. Raphaël fond en larmes.

Des passagers sympathiques nous disent que le bus a une caméra. Steph va voir le second conducteur pour lui demander de regarder. On se heurte à un mur: « Non, non, ça peut pas être ici. », « Vous avez dû le laisser à l’hôtel », « Non, non, on n’a pas de caméra ». Mouais. Sincèrement, vu le comportement de cette personne, on se demande réellement s’il n’était pas de mèche. En fait plus le temps avance, plus on recoupe nos souvenirs, et moins on a de doutes. Comme par hasard le passager n’a pas eu à inscrire son nom sur le formulaire, parce que le second conducteur me l’a pris avant!!

Juste après, c’est notre arrêt. Nous sortons donc du bus, en colère. On ne nous prendra pas une 2e fois: les sacs, c’est à côté de nous. Plus jamais par terre, même s’il n’y a pas de place.

On ronge notre frein, de manière plus ou moins efficace. Les services de taxis nous abordent, nous finissons par dire ok à un qui peut nous monter au Quilotoa. Mauvais début de journée.

Arrivée au Quilotoa

Notre taxi nous emmène gentillement au Quilotoa Green Lake, notre logement. Nous payons les 2$/adultes pour pouvoir accéder au parc naturel du Quilotoa. Je ne savais pas qu’il y avais cette taxe, mais comme c’est valable pour tout le séjour, on ne rechigne pas.

Une fois arrivés au logement, nous posons nos affaires. Rapidement, nous cherchons notre contrat d’assurance que nous avions souscrit pour les cas de casses et de vol. Le drone n’est pas inclus… Quand ça veut pas…

Histoire de se dégourdir les pattes et sortir un peu la tête de cette histoire, nous allons nous balader dans le petit village à côté de la lagune.

Nous mangeons notre repas le soir, toujours le coeur lourd. Les discussions de ce soir ne sont pas très variés. Nous nous coucherons encore sonnés, mais bien au chaud sous les couvertures (il fait froid au Quilotoa)! En plus, il y a un petit poêle à bois dans la chambre. Il ne réchauffe pas bien longtemps, mais la chaleur du bois, c’est quand même agréable!

La randonnée du cratère du Quilotoa

Le lendemain, les coeurs se font un peu plus légers. C’est matériel, ça aurait pu être pire. Mon ordi, là ça aurait été vraiment problématique… Le drone, au delà de sa valeur financière, ce qui nous embête le plus c’est que nous ne sommes qu’au début du voyage, nous n’en avons pas encore beaucoup profité… La réflexion des prochains jours sera de savoir si nous en rachetons un ou pas. On verra bien!!

Ce matin, le soleil brille. Nous mangeons notre petit déjeuner et nous équipons: aujourd’hui c’est rando!
Nous partons protégés du froid vers le cratère.

Il y a deux rando au Quilotoa: la première descend vers la lagune. Une fois en bas, vous pouvez louer des kayaks. La remontée se fait ensuite à pied ou à dos de mulet.

La seconde fait le tour du cratère. Solène, que nous avions croisé à Banos avec son mari Nicolas et ses 3 enfants, m’avait décrit rapidement la rando: ça monte et ça descend, on marche sur la crète, c’est dur mais ils étaient contents de la rando.

Vu qu’il fait beau, nous avons décidé de faire le tour du cratère. Nous ne savons pas trop dans quel sens commencer… A droite ou à gauche? Nous prenons à droite, on se rendra compte plus tard que c’est le sens inverse de ce qui est prévu initialement. Mais bon franchement, ça ne change pas grand chose.

Alors oui, ça monte et ça descend. En fait quand ça monte, ça monte souvent très sec. Il faut parfois faire de l’escalade, et parfois à flan de falaise. Quand ça descend, c’est pareil. Il faut bien regarder où on met ses pieds… Le terrain est variable: de la roche (parfois friable), du sable (parfois c’est agréable, parfois c’est très tassé et donc glissant, parfois ça ressemble franchement à de la plage!).

Nous n’avons pas eu froid, au contraire! Il faisait beau, sans vent. Nous avions donc plutôt trop chaud que trop froid.

Au final, 6 heures de marche, avec des dénivelés importants, des passages techniques, parfois sur la crête. Heureusement, il n’y avait pas trop de vent.
J’avais sous estimé cette rando. Je la savais pas simple, mais pas à ce point là. En plus, sur la fin on a dû économiser notre eau: 2 gourdes de 0,8L ça ne suffit pas pour ça!

On est rentrés épuisés, tous les 3, juste avant qu’un orage éclate. Mais finalement, nous sommes fiers d’avoir pu la faire, c’est randonnée de la mort!!

Demain, nous prenons la route pour Mindo, le paradis des colibris. On y passera 5 nuits dans un hôtel au calme, je sens que ça va être sympa!

Informations pratiques:

Logement: nous recommandons le Quilotoa Green Lake. Il faut le savoir, il fait froid (comme au Chimborazo). Donc dans les chambres, il fait froid aussi! Mais le poêle dans les chambres est un plus, les couvertures sont agréables, le personnel est sympathique, les repas copieux, et… La douche est chaude avec de la pression! Youpi!!

Randonnée du Quilotoa: je le déconseille aux enfants de moins de 10 ans, il faut avoir une sacrée forme et ne pas être maladroit…
Nous avions pris nos vêtements contre le froid et le vent, mais nous ne les avons que très peu utilisés. Mais s’il y a du vent ou si c’est couvert, ça peut être utile.
Prévoyez de l’eau, au moins 1L par personne.
Comptez également sur 6 heures de marche, il vous faut donc un repas pour le midi.

Bus: évitez à tout prix la compagnie Amazonas. Non seulement le chauffeur roule trop vite, mais en plus de toute évidence le personnel n’est pas là pour vous aider en cas de pépin dans leur bus (comme en cas de vol…°.

Budget pour 2 nuits au Quilotoa:

Bus Banos -> Latacunga: 2,50$/personne

Taxi Latacunga -> Quilotoa: 30$

Accès au parc du Quilotoa: 2$/adulte

Repas au village du Quilotoa: 10,50$ pour 3

Pique Nique lors de la randonnée: 5,75$ pour 3

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