Voyage solo: et pourquoi pas ?

Voilà le pavé est lancé ! J’y avais déjà pensé avant notre tour du monde, mais je n’avais jamais osé me lancer. Là, les planètes s’alignent, alors je me lance dans mon premier voyage solo !

Pourquoi voyager solo?

Mon premier réflexe, serait de dire « et pourquoi pas »? Mais on ne va pas en rester là, je vais vous expliquer un peu plus.

Je ne me classe pas du tout dans les baroudeurs chevronnés. Malgré tout, j’ai déjà voyagé de plusieurs manières différentes:
En famille (la plupart du temps), entre amies (en Slovénie) ou juste mère-fils (en Grèce, Tunisie , à Dubaï et Ténérife)
En Road Trip (Islande) ou en sac à dos (Italie)
Moins d’une semaine (comme en Angleterre) ou plus (Kenya)…

Puis nous avons fait notre Tour du Monde. Nous sommes passés par l’Asie, l’Océanie et les Amériques. En bus, train, avion… En louant des voitures ou non…

Donc même si nous avons déjà expérimenté plusieurs types de voyages, il y en a un que je n’ai jamais tenté: le voyage solo.
C’est réellement un type de voyage à part.

Les avantages du voyage solo

Ne l’ayant pas encore testé, j’y vois malgré tout plusieurs avantages:

La liberté du choix.

Partir en solo, c’est ne faire que ce qu’on a envie de faire au moment où on en a envie. Nous avons tous nos sensibilités: Crapaud aime la plage mais pas la rando, Steph aime la rando mais craint le soleil et n’aime pas « ne rien faire », moi ça dépend des endroits et de la durée…
Partir à plusieurs (famille ou non), c’est donc faire des compromis. Et c’est très bien également!
Mais partir solo, c’est décider de ses activités à 100%. Et ça, c’est bien aussi de temps en temps.

Se déconnecter pour mieux revenir.

J’ai souvent tendance à me décrire comme une solitaire sociable. Ou l’inverse, c’est comme on veut. J’aime être avec les autres, papoter (parfois trop ^^), échanger. Mais j’aime être aussi parfois seule. C’est ainsi que je me pose, voire me repose.
Le voyage solo va donc me permettre de me poser avec moi même, pour encore mieux profiter du temps passé avec les autres. Laisser de côté la maison, les animaux de compagnie, l’école de Crapaud, les activités et les besoins de chacun… Pour ne penser qu’à moi.
Je reste convaincue qu’un peu d’égoïsme permet un meilleur altruisme.

Les inconvénients

Concernant les inconvénients du voyage solo, on peut souvent voir la sécurité (surtout en tant que femme), le manque de partage, la solitude. Mais très sincèrement, je ne vois aucun de ses points dans mon projet.

La sécurité

Je ne m’aventure pas sans penser à la sécurité. Hors de question de me balader sans me renseigner sur le secteur, que ce soit seule ou en famille.
Vous le verrez plus bas, mais même si mon projet ne paraît pas clean à ce sujet, j’ai bien pensé à la sécurité et fait le nécessaire en ce sens.

Les risques que l’on attribue au voyage solo sont bien souvent les mêmes que ceux que l’on a en France: vols, agressions physiques ou sexuelles… Il suffit d’avoir le même comportement que l’on a chez nous. Ce n’est pas parce que l’on est à l’autre bout du monde que les risques changent.

Enfin, ce n’est pas parce qu’on est plusieurs qu’on a moins de problèmes. En étant seul, on fait attention à ses affaires, on est concentré sur nous. Quand on est plusieurs, on a tendance à plus se laisser aller. Exemple typique: nous étions 3, au courant des risques de vol dans les bus. Malgré cela, nous nous sommes faits voler notre drone en Equateur!

Alors j’entends déjà les remarques du type « ok, mais en tant que femme, le voyage solo c’est dangereux ». Et bien non, ni plus ni moins que quand on est un homme. Je vais me permettre un petit aparté à ce sujet.

Le sexisme dans le voyage solo

Quand un homme part seul, c’est un aventurier, un courageux, un homme libre.
Quand une femme part seule, c’est une égoïste, une inconsciente, parfois on la prend même pour une fille facile (ben oui, si elle part seule, c’est forcément pour trouver de quoi « s’amuser »!).

Alors de deux choses l’une:

  • Non, l’aventure et la solitude voulue ne sont pas réservées qu’aux hommes.
  • Les hommes sont tout autant en insécurité que les femmes
  • La femme en voyage solo n’est pas plus naïve qu’un homme seul. On est tout autant capables de se renseigner en amont pour s’éviter les arnaques.
  • Ce n’est pas parce qu’on voyage seule qu’on cherche un partenaire d’une nuit (ce cliché m’horripile).

Alors arrêtons de voir les femmes comme des êtres fragiles, qui ne peuvent pas se défendre, vont se faire avoir, que l’on doit protéger.

Un grand nombre de pays sont sûrs, voir très sûrs pour les voyageuses solitaires. Et ceux qui ne le sont pas, ne le sont souvent pas non plus pour les hommes solitaires.

Autre chose que j’aimerai souligner: la voyageuse solitaire est de toute façon perdante dans la société actuelle. Quand elle part seule et qu’il ne lui arrive rien, c’est une égoïste qui ne pense qu’à elle, une fille facile, une inconsciente. Quand il lui arrive quelque chose, ce sera « bien fait pour elle, on l’avait prévenue ».
Alors que quand il arrive quelque chose à un homme, c’est triste et c’est pas d’bol. Pareil quand il arrive quelque chose quand on est plusieurs voyageurs.
Il n’y a que la femme solo à qui c’est bien fait.

Donc voilà, stop aux clichés sexistes. J’espère que de plus en plus de gens se rendent compte de tout ça.

Je ferme cette parenthèse certes très « coup de gueule », mais qui me semblait nécessaire.

Le manque de partage

Le manque de partage est souvent dit dans le sens où on ne se créé pas de souvenirs à plusieurs, qu’on ne peut échanger sur cette expérience (du type « tu te souviens quand on a fait ça? »)
Ce n’est pas quelque chose qui me rebute, si ce n’est pas mon mode de voyage principal. Bien sûr que j’ai envie de vivre et de partager plein de choses avec mon fils et mon mari. La liste des endroits que je souhaite voir avec eux est longue comme le bras!
Mais j’ai aussi envie de me faire mes propres souvenirs. Des moments rien qu’à moi. C’est pourquoi j’ai choisi une destination qui me parle personnellement, où entre les 3 c’est moi qui ai le plus envie d’y aller.

La solitude

Il est vrai que la solitude pourrait me faire peur sur un long voyage. Même si en voyage on rencontre toujours plein de gens, qu’on n’est jamais vraiment seuls, ce n’est pas la même chose… Il faut pouvoir le gérer d’être seule pendant un long moment. Certain(e)s sont fait(e)s pour ça, d’autres non.

Mais pour un court séjour, on ne parle pas de la même chose. Comme je le disais précédemment, à petite dose c’est pour moi une bonne chose!

Mon premier voyage solo

Pour mon premier voyage solo, j’ai voulu une destination qui me parle particulièrement mais qui n’était pas forcément un « must-do » pour Stéphane et Crapaud. Jamais je n’oserai aller en Nouvelle Zélande seule par exemple, ils ont aussi très envie d’y aller!! On attends d’ailleurs impatiemment la réouverture des frontières…

Mon choix de destination pour un voyage solo

Alors j’ai choisi un pays qui m’attire depuis longtemps: l’Egypte. Les planètes s’alignent pour ce voyage:

  • Ce n’est pas un pays qui attire à fond mes deux hommes alors que moi oui, c’est donc l’idéal de le faire en solo
  • Le pays est facilement accessible malgré le Covid: pas de test pour y aller, et uniquement un test de moins de 48h pour revenir en France (pour les vaccinés).
  • Du fait du Covid, les zones touristiques ne sont pas surchargées. Il est agréable de visiter le pays en ce moment!

Comment préparer son premier voyage solo?

Vous l’aurez compris, je débute complètement en terme de voyage solo. Du coup, j’y vais doucement… Je n’ai pas envie de partir bille en tête. Je suis déjà du genre à beaucoup préparer en temps normal, alors là…

J’ai donc décidé de faire appel à un guide local pour m’aider dans la préparation de ce voyage, pour plusieurs raisons:

  • Les explications historiques et culturelles: l’Egypte est un pays hautement historique. Je ne voudrais pas visiter les pyramides par exemple sans avoir de renseignements supplémentaires! On a beau voir des émissions, ce n’est quand même pas la même chose que d’avoir les anecdotes d’un guide local.
  • La sécurité: les guides locaux connaissent bien les secteurs à risques et ceux qui ne le sont pas.
  • La négociation: je ne suis vraiment pas fan de la culture de négociation et du racolage typique des pays du Maghreb. J’en ai fait l’expérience en Tunisie et à Dubaï, je ne suis vraiment pas à l’aise avec ça. Le fait d’avoir un guide avec moi me permettra donc d’éviter ces désagréments.

Pour le moment, tout n’est pas parfaitement cadré, mais j’ai déjà une première idée de ce qui est prévu.

L’itinéraire grosse maille

Voici mes volontés pour mon séjour en Egypte:

  • Visiter :
    • Le Caire avec les pyramides, son musée et éventuellement un souk
    • Abou Simbel, un temple particulièrement impressionant
  • Voir des productions locales sans tomber dans le piège à touristes
  • Ne pas monter sur le dos d’un quelconque animal
  • Prévoir 2-3 jours de détente dans une zone propice au snorkeling ou à la plongée
  • Arriver et repartir soit de Hurghada (une citée balnéaire) ou Charm El Cheikh (il y a des lignes pas chères vers ces villes depuis Bâle-Mulhouse)
  • Durée entre 7 et 10 jours
  • Période: Mars 2022 (pour éviter les grosses chaleurs d’été)

Budget que je vise: 1500€ tout compris.

Agence ou guide local?

Pour le moment, je pars vraiment sur un guide local. J’ai récupéré un contact via les différents groupes Facebook (que je vous partagerai bien sûr s’il s’avère être une bonne option).
Il peut me proposer quelque chose qui correspond à mes envies dans le budget demandé.

J’ai contacté Evaneos (avec qui j’étais partie en Grèce) et Tripconnexion (utilisé pour le Kenya), mais aucun des deux n’a pu me proposer quelque chose dans le budget souhaité.

L’itinéraire à date

Au programme (rien n’est figé pour le moment, mais l’idée est là):

  • Louxor avec des temples, la vallée des rois, un souk, une balade en bateau et la visite d’une fabrique de pot et colliers à l’ancienne
  • Une petite croisière sur le Nil
  • Assouan avec le temple d’Abu Simbel, le barrage et une visite de village nubien
  • Le Caire avec les pyramides et sphinx, le musée, une fabrique ancestrale de papyrus etc.
  • Détente à Hurghada
Abu Simbel

Je vous tiens bien sûr au courant de l’itinéraire final, du budget quand ce sera finalisé! Restez connectés, un beau voyage est à venir!

3 commentaires

  1. Rien à ajouter, belle « mini-leçon » de phylo au passage !
    Le Papa ne peut qu’être fier.
    Alors je dis, Avanti, Let’s go, Hoplla !

    Profites ! (Nous on croise les doigts… et on attend que tu reviennes entière )

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Résoudre : *
26 − 25 =


 

%d blogueurs aiment cette page :